Un client qu'on ne voit plus n'est pas forcément parti : souvent, il a simplement laissé filer le temps. Encore faut-il savoir à partir de quand s'inquiéter, et si la relance en vaut la peine. Renseignez la fréquence habituelle de visite, la tolérance que vous accordez avant d'agir, votre panier moyen et le nombre de clients dormants : l'estimateur fixe votre seuil d'alerte en jours, chiffre ce que vaut un habitué sur un an et le chiffre d'affaires que vos relances peuvent ramener.
Le seuil d'alerte part du rythme habituel de visite pour la prestation choisie, converti en jours, auquel s'ajoute la tolérance que vous accordez : un retard de 50 % sur un rythme de six semaines place l'alerte à soixante-trois jours. En dessous de ce seuil, le client est simplement dans son rythme ; au-delà, il a décroché de l'habitude et mérite un message. La valeur annuelle d'un client régulier s'obtient en divisant les cinquante-deux semaines de l'année par sa fréquence de visite, puis en multipliant le nombre de visites obtenu par le panier moyen. C'est ce que rapporte, sur douze mois, un client qui revient à son rythme.
Le chiffre d'affaires récupérable suppose qu'un client revenu reprend son rythme habituel pendant un an, ce qui est optimiste : certains ne reviendront qu'une fois. Lisez ce résultat comme un potentiel, pas comme une recette. La part de clients qui reviennent dépend du ton du message, de l'ancienneté du silence et de la raison du départ : un client parti après une couleur ratée ne revient pas sur un simple rappel. Enfin, tout repose sur un suivi fiable des dates de dernière visite : sans fiche client tenue à jour, le nombre de clients dormants est deviné plutôt que mesuré, et la relance perd sa précision.
Commencez par les clients récemment passés au-dessus du seuil : ce sont les plus faciles à faire revenir. Mesurez leur taux de retour, puis remplacez l'hypothèse par votre propre chiffre avant d'élargir.
CoiffureRdv affiche pour chaque client le temps écoulé depuis sa dernière visite, pour relancer au bon moment et sans oubli.
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